03/10/2014

Rencontre avec Olivier Saint-Hilaire - L'art et la guerre, cours public, université Rennes 2



Le cours public de l'université Rennes 2 a vingt ans.

Pour fêter cet anniversaire, et commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale, nous proposons cette année un cycle de conférences autour de "L'art et la guerre", dont la direction scientifique a été confiée à Patricia Plaud-Dilhuit, Maître de conférences en Histoire de l’art contemporain.

Olivier SAINT-HILAIRE : Lochnagar Crater, Ovillers-la-Boisselle (80)


Nous vous invitons bien chaleureusement à la conférence inaugurale de ce cycle lundi 6 octobre à 18h30 au Tambour.

Olivier Saint-Hilaire, photographe de l'agence Haytham Pictures, interviendra sur le thème méconnu des déchets de guerre. La rencontre sera animée par Bruno Elisabeth, Maître de conférences au département arts plastiques.

Olivier SAINT-HILAIRE : Ouvrage de Thiaumont (55)


Déchets de guerre : le poison inconnu
Munitions conventionnelles et chimiques de la Grande Guerre polluent jusqu’aujourd’hui les sols et les terres agricoles de l’ancienne ligne de front, qui s’étend sur onze départements français. Une pollution méconnue et ignorée. Un poison invisible dont il faut redouter, cent ans après la fin des combats, les conséquences sanitaires et écologiques. La photographie, au-delà du reportage, révèle de terribles liens entre passé et futur.

Olivier SAINT-HILAIRE : Un obus trouvé lors d'un semis à Loos-en-Gohelle (59)

Tout le programme des conférences est également à votre disposition à cette adresse : http://www.univ-rennes2.fr/service-culturel/cours-public-villejean-programme-conferences

Découvrez le travail de Olivier Saint-Hilaire sur son site :
http://oliviersainthilaire.com/

19/09/2014

Conférence / Projection, John G. Morris "Quelque part en France"



Dans le cadre de l'exposition de John G. Morris " Quelque part en France" 
Rennes (Place de la mairie)
Présentation d'une discussion autour de l’œuvre de John G.Morris en sa présence. 
A cette occasion il sera accompagné de son éditeur Robert Pledge qui a conçu le livre "Quelque part en France - L'été 1944 de John G. Morris".





Cinéma l'Arvor
Samedi 20 septembre 2014 à 11 h
en présence de John G. Morris.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


08/09/2014

La route de la Voie de la Liberté - Où étiez-vous, que faisiez-vous durant l'été 1944 ?




Un projet photographique de Bruno Elisabeth autour des témoins de la Libération de Rennes.

Exposition de 8 portraits sur 116 espaces d'affichages et abris bus de la ville de Rennes
du 15 au 22 septembre 2014.





Dans le cadre des commémorations de la Libération de Rennes dont les célébrations se dérouleront au mois de septembre 2014, Bruno Elisabeth mène un projet photographique autour de témoins ayant vécu l’arrivée des troupes Alliées dans la Métropole rennaise durant l’été 1944. Pour réaliser ces portraits, l’artiste a accompagné huit personnes sur les lieux de leur première rencontre avec les soldats américains. Ces témoins étaient alors enfants, adolescents, lycéens ou bien encore jeunes apprentis. 70 ans après les événements, et autour de la question «Où étiez vous, que faisiez vous durant l’été 1944?» une série de huit portraits investit les abrisbus de la ville de Rennes du 15 au 22 septembre 2014. Ces photographies prises sur le lieu de cette première rencontre sont accompagnées de témoignages afin d’apporter un éclairage sur les circonstances de ce premier contact. Bruno Elisabeth s’intéresse à un aspect plus personnel et moins spectaculaire de la Libération, s’attachant à ces petites histoires qui font la grande.

Cette proposition s’inscrit dans le cadre de La route de la Voie de la liberté est un projet photographique documentaire dont le propos est de porter un regard contemporain sur la voie symbolique, à vocation commémorative, qui retrace l’avancée des troupes de libération Américaines suite au débarquement du 6 juin 1944. Au delà d’un regard porté à cette seule voie, ce travail se présente comme le portrait contemporain d’une région. Dans une tension entre la rigueur documentaire et la liberté d’une photographie plasticienne il s’attache à mêler approches paysagère, contextuelle, commémorative ou encore spectaculaire à travers un prisme ; celui de La Voie de la liberté.




05/07/2014

La route de la Voie de la Liberté - Espaces publics, Antrain Communauté


Sur les murs extérieurs des églises d'Antrain Communauté, présentation d'un des volets photographiques réalisés lors d'une résidence mission. Constituées de portraits, de paysages et de témoignages d'habitants qui ont vécu la libération du canton par les américains, sept thématiques restituent un schéma narratif de cette page de l'histoire.











12/06/2014

Le photographe, la guerre et ses traces



Roger Fenton et sa chambre noire mobile durant la guerre de Crimée 1854-1856.


La photographie et la guerre entretiennent une relation ambivalente. Parfois bienvenue sur les terrains d'opération, la photographie fut également tenue à distance. Depuis la guerre de Crimée de 1853-1856, jusqu'aux troubles actuels en Ukraine et en Crimée, c'est une histoire longue de 150 ans qui lie cette technique d'empreinte du réel à cette triste réalité. Le propos est ici d'en dresser les principales évolutions pour s'interroger ensuite sur le regard que portent les artistes photographes, notamment documentaire, sur cette relation.

Jeudi 12 juin 2014
20 h 00
Entrée libre et gratuite / sur réservation
Dans le cadre de l'exposition : La Route de la Voie de la Liberté de Bruno Elisabeth

05/06/2014

"Un photographe au collège" - Atelier de pratique artistique photographique dans le cadre de la résidence mission "La route de la Voie de la Liberté"


D’un point de vue pédagogique « La Route de la Voie de la Liberté » a fait l’objet d’interventions auprès d’adolescents de classes de 3ème. La seconde guerre mondiale est inscrite au programme de ce niveau de collège, le projet s’articulant autour des notions de mémoire, de guerre et de représentation photographique.

Bruno Elisabeth est intervenu aux collèges Émile Zola et la Binquenais à Rennes, Pierre Perrin à Tremblay et Jacques Brel à Noyal sur Vilaine. Ces séances, articulées autour de la problématique suivante : «pourquoi et comment photographier la guerre» ont permis de mettre en perspective l’histoire de ce médium dans un contexte de conflit armé.


Du reportage de terrain, au documentaire historique, de la mise en scène à la photo prise sur le vif, du noir et blanc à la couleur, ce sont plus de 150 ans d’histoire de la photographie qui sont ici traversés.

Après la théorie, la pratique. Autour d’images d’archives, l’artiste a proposé aux élèves de retrouver le lieu où ont été prises des
photographies de la libération, afin de les re-photographier. Ces documents ont été fournis par les archives municipales de Rennes.

S’inspirant des «Ghosts of History», photomontages numériques reliant des événements historiques à leur contexte actuel, les élèves ont composé des images mêlant passé et présent à partir des documents d’archives et de prises de vues réalisées 70 ans après les événements.

16/05/2014

Cinéconférence - La Libération en Ille-et-Vilaine : regards croisés de soldats-reporters américains et de cinéastes amateurs bretons


Invitation à :
Jean-François Delsaut, chargé de collecte et valorisation à la Cinémathèque de Bretagne.
Gilles Ollivier, enseignant en Histoire et spécialiste du cinéma amateur.

Dans le cadre du projet photographique de Bruno Elisabeth "La route de la Voie de la Liberté" soutenu par Antrain Communauté et le CG35.

Début août 44... De Pleine-Fougères à Rennes, à l’arrivée des Alliés en Bretagne, des cinéastes amateurs s’emparent de leur caméra et filment les scènes de liesse. Une Libération que des soldats-reporters de l’armée américaine éternisent aussi sur pellicule en captant parfois l’envers du décor. La Cinémathèque de Bretagne propose une sélection de ces précieuses archives avec des arrêts sur images et le point de vue des deux intervenants.

Vendredi 16 mai 2014 / 20h00, salle du foyer communal de Tremblay
Jeudi 22 mai 2014 / 20h00, Phakt - centre culturel Colombier, Rennes

Entrée gratuite, réservation conseillée, durée approximative 1 h 30.

06/02/2014

Get up #3 - Mains d’Œuvres - St Ouen

13 février 2014 - 23 mars 2014
Vernissage jeudi 13 février 2014, à partir de 18h
Exposition ouverte du jeudi au dimanche de 14h à 19h
Entrée libre.


1, rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen (au cœur des Puces !)

01 40 11 25 25 (pas de répondeur mais nous sommes facilement joignables !)
http://www.mainsdoeuvres.org/ 

Avec :

Bertille Bak, Julien Berthier, Marcel Dinahet, Ciprian Muresan, Vlad Nanca, Alexandre Périgot, Darinka Pop Mitic, Guillaume Robert et Nicolas Coltice, BIP - Bureau d’Investigation Photographique, Les Frères Ripoulain, Société Réaliste, Société Volatile.


Commissariat : Ann Stouvenel


En mode boule de neige, l’exposition invite une dizaine d’artistes rencontrés sur le chemin à chaque occurrence et tente d’impulser « des énergies nécessaires à l’invention poétique et politique des imaginaires démocratiques ». Après Cluj en Transylvanie - octobre 2013 - et Belgrade en Serbie - janvier 2014 - l’exposition « GET UP » arrive à Mains d’Œuvres pour le dernier volet. 
L’exposition fait partie du projet européen « Art Cooperation Transmission Democ[k]racy », croisant résidences, séminaires et expositions, entre Rennes, Eindhoven, Cluj-Napoca, Belgrade et Saint-Ouen !

GET UP

À travers le monde, la démocratie est exercée de manière spécifique en fonction des contextes. Diverses formes sont élaborées depuis le XIXe siècle, au sein d’états-nations régis par un nombre croissant de lois, par des institutions désormais enracinées et par un système simple de représentation du peuple. Un espace consensuel se met en place dans ces systèmes où la confrontation n’a plus de place. Dans un même temps, les fonctionnements propres à chaque nation s’entremêlent dans un monde qui évolue vers un grand empire global. Il est temps de penser le fonctionnement et l’exercice de ce nouvel ordre. Débute cette longue construction, non plus de peuple à peuple mais de gouvernement à gouvernement. La démocratie, que le peuple appelle de ses vœux, représente t-elle alors une utopie moralisatrice ?
À l’échelle européenne, des marqueurs du désenchantement démocratique se dessinent et mettent en doute son réel accomplissement. Le repli identitaire et le retour à la sphère privée sont perceptibles. L’importance des besoins individuels à court terme fait face au désengagement pour la construction d’un meilleur avenir commun. Dans ce contexte actuel, quel est le devenir de la démocratie, dont le modèle semble caduque et où le peuple ne peut intervenir ? La formation de sociétés autonomes, notamment par les libertés qu’offrent le web et la culture insurrectionnelle, peuvent-elles encore être considérées comme de véritables oppositions ?

Afin de repenser la démocratie pour l’accomplir, il paraît important de s’éloigner de la principale figure démocratique en usage qu’est le régime, en tant que somme de procédures et d’institutions, pour revenir à sa définition comme ensemble de valeurs et réelle manière d’être collective. En plaçant des expériences artistiques au cœur de ce débat, l’exposition « GET UP » présente des œuvres poétiques et politiques provenant d’espaces urbains et appelant chacun à se questionner.
Alors que l’agora était hier le berceau des pratiques communautaires, est-elle toujours l’endroit d’expression et de représentation des populations ? L’espace urbain semble aujourd’hui être cerné par des logiques de confort et de sécurité. Pourtant, dans le cadre de revendications ou d’appels à la construction d’imaginaires démocratiques, des peuples continuent d’investir ces lieux de rassemblements, voir même d’en créer de nouveaux. L’insurrection, que l’agora voit souvent naître, représente un dysfonctionnement de la démocratie et reste une action majeure dans la ressource corrective des institutions. Elle peut aussi être considérée comme le paroxysme de la démocratie, alors même qu’elle n’est sous l’emprise d’aucun gouvernement, d’aucune constitution et pas encore menacée d’être trahie. Cette puissance de résistance et d’affirmation, qui redonne au peuple sa souveraineté, peut-elle symboliser l’essence même de la démocratie et ainsi constituer un modèle pour son accomplissement ? La richesse de la démocratie ne réside t-elle pas dans sa critique et son inachèvement ?