04/06/2005

A Chain of circumstances



























Film 35 mm
Son dolby digital 5.1
Couleur
10 minutes
Musique de Morgan DAGUENET (Mils, Bertuf)

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« Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique.» DUCASSE Isidore, Poésies II
Perdu ou en quête de l’âme sœur un homme déambule dans la ville. Il entre dans un casino, s’essaie à différents jeux, rencontre une femme. Autour de la table de roulette ils tombent instantanément amoureux. Au moment où ils s’apprêtent à quitter les lieux ensemble ; un rival masculin s’interpose, déclenchant une violente altercation qui se poursuit en bagarre générale. Le couple parvient malgré tout à s’échapper… 
Ce film au scénario aussi banal qu’attendu, une histoire du déjà dit, met en place différentes particularités. C’est tout d’ abord l’usage exclusif de microparticules de films, emprunts provenant de bandes annonces, de chutes de copies, de captures effectuées dans des vidéos qui caractérise ce film. Le plus important ici n’est pas de réclamer la "liberté" de diffuser et de s’approprier, mais de se montrer capable de ré-agencer dans une proposition singulière qui rejoue et prolonge le sens. Ce court métrage est ainsi le lieu d’une atomisation de la narration, obtenue en utilisant pour incarner un même personnage une multitude de figures, d’archétypes de personnages puisés dans différents récits. Il est ensuite le prétexte à un jeu sur le médium cinématographique, l’action contaminant littéralement à plusieurs reprises la matière filmique. Pour terminer c’est la figure du hasard, de la coïncidence, de l’accident, de l’impondérable…, en bref le hasard à l’œuvre, qui motive et anime cette histoire. La question du hasard est ici diversement présente. Elle est affirmée dans la trame narrative (l’errance, la rencontre, le jeu, l’accident) et aussi discernable dans une partie des opérations techniques mises en œuvre.
« Il n’y a pas qu’une seule partie à jouer, redistribuez les cartes, any number can play. » HENNIG (Jean-Luc), Apologie du plagiat




























« Plagiary is necessary. Progress implies it » DUCASSE Isidore, Poésies II.

Lost or looking for his soul mate, a man wanders in the city. He enters a casino, tries different games, meets a woman. At the roulette table they fall instantly in love. Just as they were preparing to leave the place together, a male rival interrupts, provoking a violent argument which turns into a general fight. The couple manage to escape nevertheless…
This film with a scenario as banal as expected, a story already told, presents different specific features. Firstly, the film is characterised by the exclusive use of micro-particles of film, borrowed from trailers, clips of copies, of extracts taken from videos. What is important here is not to claim the “freedom” of distribution and ownership, but to show oneself capable of re-arranging in an unusual proposal what replays and prolongs the meaning. This short-film is thus the focus of the destruction of the narration, obtained by using a multitude of figures to create the same character, archetypes of characters taken from different stories. It is also the pretext for a game with the cinematographic medium, the action literally contaminating the film matter several times. Finally, it is the figure of chance, of coincidence, of the accident, of the imponderables… basically, chance at work, which motivates and animates this story. The question of chance is present here in different ways. It is confirmed in the narrative system (wandering, the encounter, the gambling, the accident) and also detectable in a part of the technical manoeuvres used.

« There is not just one round to play, hand out the cards, any number can play. » HENNIG (Jean-Luc), Apologie du plagiat.

Merci à : Morgan DAGUENET, Emmanuel CROSET, Jean-René LAURENT, Christian CHÂTEL, Blaise BASDEVANT, Florian DECORZENT, Florent LEDUC, Natalia TREBIK, Philippe VANTHUYNE, Blandine TOURNEUX, Reynald SOLIBIEDA, Stéphane KURYLAK, Frédéric PAPON, André S. LABARTHE, Gérald GROULT, Nicolas LELIEVRE, Jean-Marc LOUAZON, Cinelux, George HUGUES, mes parents et Véro.